ONG OPED salue la décision d’interdire l’utilisation du glyphosate au Togo

Par un arrêté du ministre de l’agriculture, de la production animale et halieutique en date du 19 décembre 2019, il est formellement interdit « l’importation, la commercialisation et l’utilisation du glyphosate et tout produit le contenant ». Toutefois, l’arrêté accorde un moratoire de 12 mois pour l’écoulement des produits introduits au Togo avant le 30 décembre 2019.

Pour l’ONG OPED, il s’agit d’une décision salutaire prise par le ministre pour la protection de l’environnement et de la santé de la population.

Néanmoins, le grand défi reste son application. En effet, plusieurs autres arrêtés ont été pris dans d’autres secteurs et ne sont pas appliqués (c’est le cas par exemple de l’utilisation des sachets plastiques). De plus, sachant que les frontières togolaises sont poreuses, un travail de veille sera nécessaire pour assurer l’application effective de l’arrêté. Cela nécessite la vigilance des services douaniers au contrôle des frontières et une veille citoyenne de la part de la société civile suivie de la sensibilisation de la population.

Par ailleurs, l’utilisation du glyphosate répond à un besoin en main d’œuvre agricole en milieu rural. Cela suppose qu’il faut proposer aux producteurs agricoles une alternative au glyphosate. Selon nos informations, l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) serait en train de tester d’autres molécules qui tendent vers le bio pour trouver une solution d’ici la fin du moratoire.

Lorsque l’ensemble de ces conditions serait réuni, la mesure prise par le ministère de l’agriculture pourrait alors avoir un impact positif direct sur les activités de promotion de l’agriculture biologique (agroécologie) dont OPED fait la promotion. Les communautés locales comprendront le bien fondé d’abandonner l’utilisation du glyphosate pour se tourner vers l’agroécologie.

 

 

 

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